Densité de couleur, délicatesse du bouquet, moelleux des Pomerols, mais aussi caractère généreux et corsé emprunté aux Saint-Émilions, tels sont les caractères des vins de Château Le Bon Pasteur.
Cette extraordinaire complexité résulte de la mosaïque d’identités de ses 21 parcelles cadastrées sur l’appellation de Pomerol, à la frontière de Saint-Émilion.
Chaque millésime est une nouvelle histoire.
Cette année 2022 restera dans les mémoires comme une année rythmée par des choix
stratégiques et des adaptations face à des conditions météorologiques extrêmes !
Un millésime historiquement précoce. Il faudra retenir l’incroyable résilience de la vigne et des hommes. L’hiver 2022 se révèle sec, avec 513mm de pluie contre 788 en moyenne. Le début du mois d’avril est de nouveau marqué par une vague de froid. Le mois de mai commence avec beaucoup de douceur (+2,5°c par rapport aux normales saisonnières). Les premières fleurs apparaissent dès le 17 mai sur les Merlots. La floraison se révèle explosive et homogène. La véraison apparaît dès la mi-juillet sous la chaleur et en pleine sècheresse.
L’été lumineux et sec va ancrer le millésime 2022 dans sa typicité.
Nous avons mis en œuvre tout notre savoir-faire, nos compétences, pour exprimer les subtilités de nos terroirs et en révéler toutes les qualités qui en font la signature du Château Le Bon Pasteur.
Les vendanges se déroulent dans des conditions idéales du 9 au 27 septembre sous un été indien magnifique.
La qualité des raisins, exceptionnelle, présente une richesse phénolique d’anthologie !
La vinification se fait en douceur. La clé de la réussite de ce millésime résulte du travail d’orfèvre orchestré par toute l’équipe du Château Le Bon Pasteur.
2022, l’harmonie parfaite entre l’élégance, la puissance et la fraicheur aromatique.
Une robe intense et profonde aux reflets violines.
Le nez fin et complexe dévoile des notes de violettes et de réglisse, des arômes de fruits noirs d’une remarquable maturité.
En bouche l’attaque est à la fois suave et charnue, révélant des tanins d’une grande précision, élégants et particulièrement soyeux et frais.
La finale est d’une grande pureté avec une longueur inimitable qui exprime toute la noblesse du Château Le Bon Pasteur
Benoît Prévôt, Directeur Œnologue
Yves Beck : 96
XL Vins : 96
Jeb Dunnuck : 95
Andreas Larson : 95
Jeff Leve : 95
James Suckling : 94
Wine Spectator : 94
Vinous : 94
La viticulture est une école d’humilité et de rigueur, soumise aux caprices du climat et aux lois de la nature.
Chaque nouveau millésime est un défi, une nouvelle aventure à aborder avec prudence mais aussi avec enthousiasme et confiance.
Le scénario du millésime 2021 a débuté dans la douceur avec une certaine humidité, suivi par une vague de froid début avril qui a endommagé notre vignoble de manière aléatoire.
Si le millésime est dans la moyenne en termes de pluviométrie (789 millimètres) et de température (13,8°), les précipitations des mois de mai (102 millimètres) et juin (166 millimètres) sont très supérieures à la normale. Les moyennes de ces mois depuis 1995 étaient plutôt de l’ordre de 60 millimètres.
Cependant, la floraison s’est déroulée dans des bonnes conditions grâce à une fenêtre météo propice du 28 mai au 3 juin.
Le bon état de santé du vignoble et le retour de conditions climatiques plus clémentes ont permis une véraison homogène et longue.
L’été s’est poursuivi avec une météo tempérée et fréquemment humide jusqu’à mi-août.
Comme souvent à Bordeaux, la fin de l’été et le début de l’automne se sont avérés salutaires.
Ces cinq dernières semaines d’un temps chaud, sec et ensoleillé ont enfin induit la contrainte hydrique nécessaire à une maturation de qualité de nos raisins.
Le millésime est sauvé !
Fin septembre, une fois la maturité optimum atteinte, nous avons récolté posément et précisément toutes les parcelles.
Sous ces conditions climatiques moins chaudes que les trois millésimes précédents, Chateau Le Bon Pasteur 2021 est un vin dynamique, incroyablement aromatique au fruité soyeux issus d’un merlot et d’un cabernet franc ayant gardé toute leur fraîcheur.
D’une couleur rubis profond, Le Bon Pasteur 2021 séduit au nez par sa riche palette aromatique et aérienne. Les arômes fruités marqués par la framboise et le cassis s’entremêlent délicatement avec des touches florales.
La bouche est vibrante et fraiche. L’attaque est douce, portée par un merlot généreux. Les tanins parfaitement intégrés caressent le palais par leur texture soyeuse.
La finale est remarquablement longue, précise et pure.
La fraîcheur ne fait pas de concession à l’harmonie et à l’onctuosité.
Benoît Prévôt, Directeur Œnologue
James Suckling: 94
Vinous: 94
Bernard Burtschy: 93-94
Yves Beck: 93-94
Bettane&Desseauve: 93
Jeff Leve: 91-93
Jeb Dunnuck: 90-92
Chaque millésime est une histoire.
Cette année 2020 restera dans les mémoires comme une année rythmée par des choix stratégiques et des adaptations face à des conditions météorologiques extrêmes.
Un millésime historiquement précoce. Après un automne fortement pluvieux, l’hiver s’installe particulièrement marqué par un temps doux et sec. Cette douceur perdure tout au long d’un printemps humide qui permet de
constituer des réserves hydriques nécessaires à la vigne pendant l’été.
La floraison se déroule dans des conditions optimales sous un temps chaud et sec, aux alentours du 15 mai, en avance de 10 jours sur la moyenne des 10 dernières années.
Malgré des températures plus fraîches en juin, la vigne maintient son avance : la véraison apparaît dès la mi-juillet sous de fortes chaleurs et en pleine sècheresse.
L’été lumineux et sec va ancrer le millésime 2020 dans sa typicité.
Cette chaleur nous incite à prendre les décisions les plus justes face à la mosaïque de parcelles qui composent notre vignoble.
C’est un travail sur mesure que mène l’équipe du Château Le Bon Pasteur, avec précision, respectant le terroir et ses subtilités.
Les vendanges se déroulent dans les conditions idéales du 11 au 29 septembre sous un été indien magnifique.
Marqué par son élégance, sa puissance et sa fraîcheur aromatique, ce millésime 2020 rejoindra très certainement le panthéon des millésimes de légende.
Une robe intense et profonde aux reflets violines.
Le nez fin et complexe dévoile des notes de violettes et de réglisse, des arômes de fruits noirs d’une remarquable maturité.
En bouche l’attaque est à la fois suave et charnue, révélant des tanins d’une grande précision, élégants et
particulièrement veloutés.
La finale est d’une grande pureté avec une longueur inimitable qui exprime toute la noblesse du Château Le Bon Pasteur.
Benoît Prévôt, Directeur Œnologue
James Suckling: 94
Bernard Burtschy: 95-96
Yves Beck: 95
Jeb Dunnuck: 96
Bettane&Desseauve: 93-94
Jeff Leve: 95
Wine Advocate: 92-94
Vinous: 94
DWWA 2023 : 96
Hao SHEN 95
Bien que chaque millésime soit unique, et après le magnifique 2018, il semblait inespéré de vivre une si belle année sincèrement plus sereine.
La nature est parfois versatile mais offre par moment sa générosité.
Les températures historiquement douces de la fin de l’hiver incitent la vigne à sortir précocement de sa dormance. Encouragées par une météo propice, les premières feuilles se développent rapidement et sont largement visible début avril ! La mi- floraison apparait la première semaine de Juin.
A partir de fin juin, la tendance climatique change de façon spectaculaire, la magie du soleil a opéré. Bercée par un ensoleillement intense, la vigne reprend son cycle végétatif avec diligence. On compte en juillet pas moins de 22 jours supérieurs à 30 degrés Celsius ! Nos Merlots et Cabernets Francs s’accommodent bien à ces conditions sèches grâce au sous-sol argileux du Château Le Bon Pasteur et à leur enracinement profond.
Dès la mi-août, la maturation se déroule dans des conditions optimales. Les amplitudes thermiques marquées (15 degrés d’écart entre le jour et la nuit), un ensoleillement radieux ponctué tous les dix jours par de faibles pluies, accélèrent la synthèse des polyphénols.
Les vendanges se déroulent dans des conditions idéales du 20 septembre au 7 octobre.
2019 est un millésime rayonnant à l’image de cet incroyable été qui a façonné son identité et exprime toute la singularité de notre fabuleux terroir de Pomerol.
La couleur est dense, pourpre aux reflets violines.
Une belle fraicheur annonce la complexité du bouquet et laisse apparaitre des notes de
baies noires et de réglisse.
En bouche le caractère crémeux et friand se fond en une texture soyeuse.
La finale est longue et persistante et révèle une belle trame tanique de haute couture!
Benoît Prévôt, Directeur Œnologue
James Suckling: 96
Jeff Leve: 95
Jeb Dunnuck: 95
Vinous: 94-96
Yves Beck: 95
Lisa Perrotti: 92-94+
Jane Anson : 93
Wine Spectator: 92
Hao Shen : 94
L’année 2018 restera dans les mémoires comme celle de toutes les exceptions.
L’hiver 2018 commence dans la douceur et l’humidité.
Le Printemps s’enchaîne toujours doux, mais surtout, il pleut avec un rythme implacable presque un jour sur deux.
La vigne baignée de chaleur et d’eau pousse follement se retrouvant confrontée au développement de ce champignon tant redouté par les vignerons: le mildiou.
Il faudra l’énergie et l’attention de toute une équipe pour accompagner la plante en restant attentifs et bienveillants.
En juin, le vigneron rêvé que le temps vire radicalement au beau.
Et c’est ce qu’il advint !
La chaleur et la lumière de l’été s’installent durablement.
La nature est parfois versatile mais reste généreuse au bon moment.
Les réserves hydriques et les nuits fraiches consolident la fraîcheur aromatique et le potentiel phénolique de nos raisins.
Les vendanges purent s’organiser à la carte sans stress, au fil de journées radieuses, dans une grande joie.
2018 est un millésime magnifique et rayonnant à l’image de cet incroyable été qui a façonné son identité et décidé de son destin.
Consultant : Michel Rolland
La couleur est dense, pourpre et violacée.
Beaucoup de finesse et de complexité au nez, avec des notes de baies noires.
A l’aération se révèle des notes d’épices associées de réglisse et de violettes.
Au palais l’attaque est fraîche, élégante avec une jolie texture.
La trame tannique soutient l’expression aromatiques dans la précision.
La finale est persistante, longue dans une fine gourmandise.
Benoît Prévôt, Directeur Oenologue
James Suckling: 96
Jeb Dunnuck: 95+
Jeff Leve: 95
Yves Beck: 95
Hao Shen : 94
Lisa Perrotti: 93
Neal Martin: 92
Wine Spectator: 91
Decanter: 91
Bettane&Desseauve: 17/20
Après l’état de grâce du millésime 2016, l’espérance, l’attente… et finalement 2017 sera la révélation d’un millésime exceptionnel précoce et atypique.
Un hiver globalement sec et doux, un printemps ensoleillé favorise la croissance de la vigne.
Fin avril, une gelée printanière frappe de manière aléatoire notre vignoble.
Les zones les plus endommagées concernent essentiellement le second vin.
Le mois de mai a été doux favorisant une floraison rapide et homogène.
Heureusement, le climat tempéré de juillet et août a permis de préserver l’acidité des fruits leur conférant une belle fraîcheur. Les sucres n’ont pas été excessifs, de bon augure pour l’équilibre gustatif.
Il a fallu orchestrer les vendanges avec une infinie dextérité, attendre la maturité optimum, pratiquer une sélection drastique des meilleurs lots. Un travail minutieux de sélection intra-parcellaire a permis des vinifications de haute précision.
Notre technique de vinification en barriques, nous permet une élaboration sur mesure et une révélation de l’excellent potentiel de notre terroir.
2017, un millésime atypique révélant le classicisme et l’élégance d’un grand Bon Pasteur.
Consultant : Michel Rolland
La robe est pourpre et profonde avec des reflets violacés. Le bouquet complexe déploie beaucoup de finesse avec des baies noires, de la réglisse et de la violette. Au palais l’attaque est crémeuse dans la fraîcheur veloutée du millésime. La finale enrobée et persistante offre un soyeux énergique très charmeur et raffiné.
Un Bon Pasteur de haute couture au potentiel certain…
Benoît Prévôt, Directeur Oenologue
Wine Advocate: 92
Wine Spectator: 93
James Suckling: 92
Vinous: 94
Jancis Robinson: 16,5
Jeff Leve: 93
Vert de Vin: 94
Yves Beck: 93
RVF: 16,5-17
Hao Shen : 90
Certifié : haute valeur Environnementale
Appellation: Pomerol
Surface de production: 6,6 ha
Sols: Gravelo-argileux / Gravelo-sablonneux
Densité de plantation: 7 000 pieds/ha
Viticulture
Encépagement: 80% Merlot / 20%
Cabernet Franc
Age moyen des vignes: 40 ans
Stratégie de protection raisonnée du vignoble
Vendanges vertes – Eclaircissage / Effeuillage
Vendanges: 20 Septembre – 5 Octobre Oenologie
Vendanges manuelles (double-tri avant et après éraflage)
Sélection intra-parcellaire
Vinification intégrale: fermentation alcoolique en barriques neuves de chêne français
Macération à froid de 5 à 7 jours
Elevage: 12 à 15 mois en barriques de chêne français d’un an.
Degré: 13,5%
Des conditions climatiques inédites marquent ce millésime pour le meilleur à Pomerol. La nature nous surprendra toujours…
Les premiers six mois de l’année sont excessivement pluvieux (700mm).
Début juin, la floraison évolue miraculeusement dans une fenêtre climatique favorisant la fécondation.
L’été s’installe enfin durablement le 18 juin avec des températures agréables sans être caniculaires. Il est cependant marqué par une sècheresse exceptionnelle (un des étés les plus secs des 100 dernières années).
Début septembre, la sècheresse persiste, puis enfin le 13, des orages très attendus tombent à pic avec 35mm d’eau.
Le vignoble est sain, les nuits fraiches affinent lentement les tannins des grands terroirs.
Les vendanges débutent le 29 septembre et se terminent le 20 octobre, des vendanges les plus longues de l’histoire, sans stress grâce à un long été indien qui apporte l’élégance des tannins.
James Suckling: 96
Yves Beck: 95
Andreas Larson : 95
Jeff Leve: 94
Wine Advocate: 93+
Jeb Dunnuck : 93
Vinous: 93
Jancis Robinson: 17
Bettane&Desseauve: 17
Hao Shen : 93
“La couleur est dense et profonde avec des reflets violines.
Le nez fin et subtil s’ouvre sur des fruits noirs, signature d’une maturité
parfaitement maitrisée.
A l’aération se révèlent des notes d’épices et des touches florales très élégantes.
L’attaque en bouche est suave, sensuelle, voluptueuse et fraiche.
La trame tannique est précise et l’équilibre remarquable.
La finale est gourmande, pleine de tension et de sapidité.”
Benoît Prévôt, Directeur Oenologue
Appellation : Pomerol
Surface de production: 6,6 ha
Sols: Gravelo-argileux
Densité de plantation: 7 000 pieds/ha
Viticulture
Age moyen des vignes: 40 ans
Conduite raisonnée du vignoble
Vendanges vertes – Eclaircissage /
Effeuillage
Vendanges manuelles (double-tri
avant et après éraflage)
Sélection intra-parcellaire
Oenologie
Assemblage : 80% Merlot / 20% Cabernet Franc
Macération à froid de 5 à 7 jours
Vinification intégrale en barriques de 225 litres
Elevage: 15 à 18 mois dans les mêmes barriques
Un printemps chaud et sec a permis une floraison homogène. Les 90mm de pluie au mois d’août arrivent
juste à point. Cela revitalise la véraison qui se termine dans de bonnes conditions.
« Août fait encore et toujours le moût ».
Le beau temps et les nuits fraiches de septembre facilitent la parfaite maturité. Notre technique de
vinification en barriques, nous permet de révéler l’excellent potentiel de notre terroir.
Benoît Prévôt, Directeur & Winemaker
Base profonde aux reflets violets de jeunesse et concentration. Déjà très riche, le bouquet déploie des
senteurs de baies noires bien mûres. Dans une fine complexité élégante, on retrouve des notes de café, de
cacao, avec un boisé réglisse.
Au palais, le vin s’impose par sa matière charnue et chaleureuse, typique de l’appellation Pomerol.
Un vin racé, offrant une belle finesse, une fine fraicheur suave et veloutée avec une jolie précision.
Un grand Pomerol typé, de garde avec un très joli potentiel.
Appellation : Pomerol
Surface de production : 6,6 ha
Sols : Gravelo-argileux/Gravelo-sablonneux
Densité de plantation : 7 000 pieds/ha
Viticulture
Encépagement : 80% merlot / 20% Cabernet Franc
Age moyen des vignes : 40 ans
Stratégie de protection raisonnée du vignoble
Vendanges vertes
Eclaircissage / Effeuillage
Vendanges: 20 Septembre – 5 Octobre
Œnologie
Vendanges manuelles (double-tri avant et après éraflage)
Sélection intra-parcellaire
Vinification intégrale : fermentation alcoolique en barriques neuves de chêne français
Macération à froid de 5 à 7 jours
Elevage : 15 à 18 mois dans les mêmes barriques
Degré: 14,5%
Tout avait plutôt bien commencé : l’Hiver, dignement arrosé, permet au sol de la propriété, de renouveler sa réserve en eau.
Au Printemps la floraison commença dans les premiers jours de Juin, elle fût très rapide et très homogène, favorisée par un temps parfait jusqu’à fin Juin.
A ce stade les espoirs sont grands quant à la qualité de ce nouveau millésime.
Malheureusement, dès le mois de Juillet, le temps est instable et les vignes se concentrent sur leurs beaux feuillages, au détriment des raisins.
Il a fallu déployer une vigilance constante et procéder très tôt aux travaux en vert, (effeuillages et éclaircissages) pour aider les raisins à atteindre la maturité optimum.
Puis, vient enfin le plus heureux des dénouements : on aurait dit que la nature souhaitait s’excuser !
Début Septembre des conditions climatiques superbes nous accompagnent jusqu’après la récolte.
Nous pouvons ainsi récolter à notre gré (un luxe que nous n’avons plus connus depuis plusieurs millésimes), permettant de parachever idéalement la maturation.
Les Merlots sont superbement équilibrés, parfumés et vineux. Ils apportent opulence et rondeur dessinant le vrai style du Château Le Bon Pasteur.
Les Cabernets Francs se distinguent par leur qualité exceptionnelle. Ils apportent délicatesse, persistance, rareté et donnent au vin son côté étincelant.
Le Bon Pasteur 2014 présente de multiples facettes :
JANCIS ROBISON
17/20
Des arômes intenses et parfumés de fruits savoureux purs. Beaucoup d’intensité et de puissance avec des tanins légèrement asséchant à la fin, ce qui donne une longueur pure et fraiche. Notamment une belle sucrosité grâce à la qualité des fruits secs, mais sans être trop prononcée. Très pur et vibrant.
Le millésime avait commencé dès l’automne 2012 par la semence d’une couverture végétale des sols entre les rangs qui a permis d’intervenir plus tôt dans le vignoble et de limiter les excès de vigueur, favorisant ainsi la floraison.
Malgré une hétérogénéité de résultats, les travaux d’effeuillage et de sélection amenèrent de jolis raisins.
Ensuite ce fut une question de timing de ramassage, une maturité précoce dans le vignoble de Bon Pasteur a permis de vendanger rapidement des raisins mûrs pour notre vinification en barriques. Nous croyions devoir battre les records de vendanges tardives de 2008, ce ne fut pas le cas. Dates des vendanges : les 2, 3, 4, 7, 8 et 11, 14, 15 octobre.
En vinification, une extraction maitrisée a permis de conserver la souplesse des tannins et leur caractère soyeux, de préserver le fruit et l’appétence pour atteindre une belle élégance : un élevage sur mesure et en finesse a apporté équilibre et élégance.
2013 est un vrai millésime « jaloux ». L’on y retrouve souvent une forme de classicisme simple chère aux amateurs de vins plus légers, aux arômes frais, avec moins d’alcool que les années plus chaudes. Certaines cuvées sont plus concentrées, concises et de meilleure garde, et ce quelque soit les cépages et pourcentage de cabernet sauvignon, franc ou merlot, du nord au sud, d’une rive à l’autre.
Il faut se souvenir des millésimes 1997, 2002, 2007 pour ne citer que ces derniers, lesquels, bien que difficile, se sont avérés bien intégrés dans cette diversité de Bordeaux, si chère au vieux monde.
2013 sera à boire jeune, sur le fruit et la fraîcheur, ce sera dans peu d’années un vin de plaisir, avec des tannins moyennement corpulents mais bien enveloppés, sans verdeur: un vin appétant qui permettra d’oublier en cave les 2008, 2009, 2010 et de jouir de cet équilibre jovial immédiat.
Wine Spectator March 2016
James Molesworth
Un vin de plaisir, avec des arômes de framboise juteuse et de prune en pâte de fruit, nuancés d’une touche d’anis qui se développe sur la longueur, une finale soyeuse tout en cake aux fruits.
Hédoniste, rond et mature. A boire maintenant jusqu’en 2019. 600 caisses produites.
91/100
Un Pomerol qui est raffiné et velouté avec des fruits juteux, chocolat, de petits fruits et de la crème. La fin de bouche est nette.
Après un hiver froid et un printemps frais, l’unique frayeur de ce millésime 2010 aura été pendant la floraison où le climat fut un peu instable. Comme souvent, les vieilles vignes furent touchées par coulure et millerandage, cependant beaucoup moins que nous aurions pu le penser: un sérieux éclaircissage naturel !
L’été ne fut pas très caractéristique du bordelais et de son influence océanique ; beaucoup de soleil et de lumière, pas de pluie et des températures maximales bonnes, jamais très chaudes, des minimales basses, des nuits fraîches.
Grâce à ces conditions climatiques et à une arrière-saison exceptionnelle, les raisins de merlot et cabernet ont atteint une qualité de goût rarement égalée, des peaux épaisses richement pigmentées et des jus harmonieusement savoureux.
Les vendanges ont débuté le 29 septembre pour les premiers merlots, les derniers cabernets ont été vendangés le 15 octobre. Elles se sont déroulées sous le soleil avec la bonne humeur qui résulte d’une cueillette « à la carte » de raisins parfaitement sains et mûrs.
Les moûts étaient riches en sucre sans dépasser les limites des grands millésimes.
Les grandes qualités aromatiques ont été supportées par des pH conférant une acidité ferme, renforçant le caractère de fraîcheur.
C’est une année record pour les anthocyanes ; les tanins sont d’un bon niveau de concentration sans exagération, soyeux et tendres comme nous les aimons.
Robert Parker
95/100
Un corps charnu avec beaucoup de moka, de kirsch, de mûre et de prune, le 2010 est très aromatique, une bouche corsée, pureté formidable, la densité et même une note de copeaux de crayon et de chêne grillé subtil. Si vous voulez comprendre le talent des Rollands, il n’y a pas de meilleur exemple que de regarder leur propre vin à partir de cette propriété à Pomerol. Les tanins sont présents, ainsi que je pense que ce vin a un potentiel de garde exceptionnel.
Le début de saison fut un peu difficile : des températures dans les moyennes saisonnières, une pluviométrie largement supérieure, une floraison dans des conditions climatiques qui n’étaient pas idéales, une pression mildiou assez forte.
Le climat changea, une semaine de beau temps, ensoleillé mais pas très chaud et la vigne se mit à évoluer, à pousser, permettant une floraison bien meilleure que nous aurions pu le penser. Nous entrâmes dans une période de soleil, lumière, chaleur, où tout était là mais sans excès : ce que la vigne aime par-dessus tout.
La nouaison se fit très bien, tout alla vite, avec ce mois de juillet qui nous confirma que nous étions bien en été.
Puis la véraison, dernière semaine de juillet, annonça une année assez précoce.
Le mois d’août qui doit « faire le moût » comme disaient les anciens, ressembla vraiment à un mois estival et les résultats analytiques du début septembre étaient excellents.
Vers le 14 septembre, quelques merlots furent cueillis, puis vint un week-end pluvieux qui aurait pu affoler tout le monde : de 30 à 80/90 mm tombèrent très rapidement, ce qui ne permit pas à l’eau de pénétrer les sols, mais nous verrons aussitôt le peu d’influence, sinon permettre à des endroits qui commençaient à souffrir de sécheresse, de retrouver un dynamisme de bon aloi, pour terminer la maturation des beaux raisins que nous avions sur pieds.
Après ces quelques pluies, les conditions météorologiques revinrent au beau temps. Le bon niveau de sucre atteint très tôt en septembre ne bougeait pas, mais tous les jours le goût des peaux changeait, et l’arrière-saison historique que nous vivions incitait tout le monde à ramasser « à la carte », en choisissant les meilleurs endroits en l’instant « t ».
Les vins sont comme nous les espérions : le fruit excellent, le milieu de bouche plein et dense, le tanin soyeux et beau, prêt au vieillissement, la finale puissante, longue.
C’est l’archétype du très grand millésime, merci Dame Nature, elle seule nous permet d’atteindre les sommets.
James Suckling
95/100
Un vin aux arômes vifs et intenses avec des arômes de framboise et de citron. Une structure puissante avec des tanins soyeux et une belle acidité tendue. Un très bon équilibre sur les fruits. Une super bouteille !
Un millésime tardif, classique, complexe, « haute couture » !
Il faut remonter à 1988 pour retrouver des similitudes dans les conditions climatiques. Avril est très froid (le 7, des gelées endommagent les vignobles), Mai est désagréable, pluvieux et froid.
Début juin, la floraison ne se présente pas sous les meilleurs auspices : il fait trop froid et les pluies sont trop abondantes pour la saison. Résultat : coulure et millerandage, annonciateurs de faible récolte… Juillet est meilleur qu’en 2007, mais août n’est pas au rendez-vous, nuageux, triste, avec de petites pluies régulières engendrant une humidité constante et des températures en dessous des normales saisonnières. La véraison se fait attendre, le phénomène est lent et ne se termine que dans la deuxième quinzaine d’août. Les vendanges sont tardives – du 7 au 20 octobre – et très sélectives. Vinification presque intégralement en barriques neuves : une première !
Les vins sont structurés et denses, avec une grande palette aromatique, ils reflètent le travail dans le respect du fruit et de la matière et semblent avoir tous les éléments pour faire un millésime surprenant !
Robert Parker
93/100
Un vin délicieux, impressionnant et très séduisant, le Bon Pasteur 2008 présente des arômes épicés, de moka, de grain de café , de cassis et des saveurs de mûres douces . Avec des tanins soyeux, un milieu de bouche corsé, une pureté admirable et une personnalité irrésistible, il peut être apprécié au cours des 10-15 prochaines années.
Un très grand millésime grâce à une nature généreuse. Son cycle végétatif s’est déroulé dans des conditions presque parfaites. Le débourrement est un peu tardif mais un beau printemps, doté d’une faible pluviométrie et de températures idéales, permet de rattraper ce retard. La floraison est à date normale, homogène et courte. Un mois de juin chaud et ensoleillé. Début juillet, quelques orages pallient une petite situation de sécheresse, la vigne croît dans de bonnes conditions. Fin août, quelques pluies apportent à nouveau l’humidité nécessaire. Grâce à une bonne maîtrise des rendements, les raisins sont ramassés dans d’excellentes conditions – ils sont gorgés de sucre et de fruit, avec des pellicules épaisses chargées d’anthocyanes et de tannins, et présentent une acidité de très bon niveau et un parfait état sanitaire.
2005 s’inscrit dans l’histoire de Bon Pasteur comme 1982 avec, en surcroit, le raffinement apporté par la connaissance : savoir-faire, sélection et immense respect du raisin que l’on ignorait auparavant.
Robert Parker
95/100
Un beau vin de Dany et Michel Rolland, ce 2005 est étonnamment concentré et puissant – plus que d’habitude. Couleur de rubis profond / violet, avec beaucoup de cerise noire et de cassis, de réglisse et une touche de caramel, ce vin est encore plein, jeune, et encore un potentiel de garde de 15-20 ans.
Une année peu favorable mais un millésime tout de même étonnant. Des pluies supérieures aux moyennes trentenaires, une répartition des températures en dent de scie, alternant périodes froides et moments de canicule… Là aussi, il a fallu en tirer le meilleur parti. Ebourgeonnages, effeuillages et autres éclaircissages et tris ont permis d’obtenir de très bons raisins.
Ce millésime n’est pas homogène comme son prédécesseur dans beaucoup de propriétés, mais le travail forcené de sélection et de délicatesse a permis d’obtenir d’excellents moûts, avec des structures tanniques de qualité, un bon équilibre et une très belle maturité de fruit. Ce sera un compétiteur de poids et de charme derrière 2000, dont nous sommes particulièrement fiers.
Robert Parker
92/100
Un formidable succès des célèbres œnologues Dany et Michel Rolland de Bordeaux, le Bon Pasteur 2001 est un effort super pour le millésime. Couleur pourpre, avec un nez somptueux d’épices, de fumée, de cerise noire, de moka et de boîte à épices. Ce vin opulent, a une structure corsée, révèle une intensité étonnante pour un vin de ce millésime. À maturité: 2006-2017. Bravo!
Un grand millésime qui n’a pas été aisé. La floraison et la véraison sont relativement rapides et homogènes. Dans l’ensemble, les ambiances chaudes et sèches du mois d’août permettent une très bonne maturation, excepté pour les plantations sur sols sableux qui ont souffert d’un stress hydrique notable. Les raisins sont de très grande qualité, les peaux épaisses, riches en composés phénoliques et la teneur en sucres élevée.
Les vins, sombres, riches et consistants, sont onctueux et suaves en bouche, avec beaucoup de fruit et du gras. Un très beau millésime pour cette fin de siècle, et un grand chiffre pour le soutenir.
Robert Parker
93/100
Apparemment en pleine maturité, Le Bon Pasteur 2000 très séduisant de Michel et Dany Rolland révèle une sombre couleur grenat avec des arômes de cèdre, d’herbes rôties, mûres, cerises noires caramélisées, et des notes de fumée et de kirsch. Ce Pomerol charnu révèle un faible acidité, délicieux, large en milieu de bouche et un grand potentiel de garde.
Année remarquable pour Pomerol et pour Bon Pasteur. Avec un débourrement tardif et une pluviométrie record en avril, ce millésime ne s’annonçait pas sous les meilleurs auspices. Mais la floraison se passe sans encombre durant la première semaine de juin. Fin juin et début juillet, les températures sont anormalement basses et le soleil est aux abonnés absents. Le mois d’août très chaud entraîne un développement très rapide de la richesse en composés aromatiques et phénoliques. Les raisins sont beaux, sains et murissent vite. Les résultats sont impressionnants :
Une densité de couleur, une texture riche et soyeuse, comme dans les grands millésimes. Le niveau de qualité des merlots est surprenant.
Les vins sont d’une belle couleur pourpre profond, avec des arômes riches et complexes de fruits noirs (mûre, cerise, cassis), de moka et de caramel. Puissants et corsés en bouche, ils ont une finale opulente. Richesse et élégance. Un millésime qui donne la plus belle expression du terroir de Pomerol.
Wine Spectator
James Suckling
93/100
Arômes d’olive verte, raisin et d’épices mènent à une bouche corsée aux tanins doux et mûrs. Une longueur en bouche avec du cassis noir. Délicieux déjà aujourd’hui et encore une longue vie devant lui.
Un millésime d’exception dans cette très grande année sèche. Le troisième volet d’une trilogie rare dans les annales. C’est aussi l’année des premières véritables vendanges en vert. Malgré la grande sécheresse persistante, le vignoble reste en parfait état et les raisins sont très beaux. Les teneurs en sucre sont élevées, la qualité du tannin exceptionnelle.
Ce sont de très grands vins, denses, dotés de couleurs profondes avec des arômes de fruits mûrs, du gras et des tannins soyeux, avec belle longueur. Tendres et charnus, ils peuvent vieillir longtemps. Une réussite.
Robert Parker
91/100
En pleine maturité, 1990 Bon Pasteur offre des arômes de moka, de caramel, de boîte à épices, prunes mûres et des notes de figues ainsi que les cerises noires. Doux, crémeux, expressif, sexy, et charnue.
Une très grande année, précoce et généreuse en volume. Une climatologie exceptionnelle a permis un épanouissement de la végétation. Logiquement, la maturité parfaite a donné une vendange d’une qualité superbe. Le merlot est extraordinaire.
Les vins sont noirs et riches ; leur bouquet complexe, marqué par des arômes de cerise et des notes confites de fruits mûrs. Une bouche opulente, dense et concentrée, avec de très beaux tannins soyeux, persistants en finale. Que du bonheur… Assurément le millésime du XXème siècle.
Robert Parker
96/100
Ce vin était fabuleux à boire jeune, mais 27 ans après, l’évolution est incroyable. Un Pomerol classique, il donne une couleur sombre grenat avec seulement une légère éclaircissement sur le disque ainsi que des arômes sensationnels de crème brûlée, cerises noires enrobées de chocolat et de cassis, figues et des prunes, un corps riche corsé, puissant et une pureté exceptionnelle, l’opulence et la longueur. Je pensais que ce 1982 serait dans sa tombe il y a dix ans, mais il continue à bien évoluer dans un grand équilibre, c’est la définition d’un grand Bordeaux. Il sera délicieux pendant encore 10 ans.